Art Place

Storytelling, movement and spirit: concluding thoughts with Amelia Griffin and Tara Luz Danse

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27 mai 2016

Comment décrivez-vous votre expérience avec Place d’Art?

L’expérience générale du projet Place d’Art fut très positive. Avec ce projet, Tara Luz Danse a pu adapter son approche en médiation culturelle, développée d’abord pour les jeunes, à un groupe de femmes aînées autochtones. Les échanges avec les femmes au cours du projet ainsi que les explorations en mouvements ont confirmé que la danse est une discipline accessible à tous et que l’approche développée par Tara Luz Danse, basée sur des jeux d’improvisation en mouvement, est pertinente pour le public diversifié et de tous les âges. Les femmes participantes au projet ont d’ailleurs beaucoup apprécié les ateliers en mouvement avec la musique en direct et ont participé avec beaucoup d’enthousiasme. Par ce projet, Tara Luz Danse et le Wabano Centre for Aboriginal Health ont également pu avoir une première occasion de collaboration. Les nouveaux liens créés entre les deux organismes pourront être porteur de projets futurs.

Quelles sont les leçons les plus importantes que vous retirez de ce projet?

La plus belle leçon tirée via Place d’Art est que dans ce type de projet, il est important de vivre le moment présent et de travailler avec la réalité de l’organisme qui nous accueille. Dans notre expérience avec le Wabano Centre for Aboriginal Health, à cause de la température hivernale entre autres, les femmes n’étaient pas toujours au Centre lorsque nous avions un atelier prévu à l’horaire. Ainsi, pour chaque atelier nous avons souvent des femmes qui n’y étaient pas ou de nouvelles femmes qui s’ajoutaient au groupe. Dès le début du projet, nous savions que cette réalité nous amènerait à faire preuve de flexibilité et d’ouverture à l’égard du processus. Le projet a confirmé que comme artiste, il est important d’explorer comment un changement au plan initial peut en réalité nous guider vers de nouvelles explorations et de nouvelles découvertes. Il est essentiel de demeurer à l’écoute dans le moment présent et ne pas craindre de changer le trajet au besoin.

Comment est-ce que le projet fut un succès?

Le projet fut un succès parce que nous avons réussi à sensibiliser les participants, le personnel et les gens qui fréquentent le Centre à la danse contemporaine. Au début du projet, les gens ne connaissaient pas du tout la discipline. Par conséquent, ils étaient réticents à participer. En s’intégrant au groupe de femmes, les artistes ont pu peu à peu créer un lien de confiance avec elles et les amener à participer au projet. Le musicien en direct fut définitivement un atout pour mettre les participantes à l’aise. Les jeux d’improvisation en mouvement ont également permis aux femmes de bouger selon leurs capacités et s’amuser tout en créant leur propre œuvre de danse improvisée inspirée par les symboles forts de leur culture autochtone comme les cris d’animaux et les éléments de la nature. L’énergie positive et le plaisir de bouger créé lors de chaque atelier a suscité une plus grande participation des femmes. Le nombre de participantes a ainsi augmenté tout au long du projet.

« A healthy, positive, and supportive environment is necessary for creativity and I believe that the positive energy generated in-session is a big part of the pride and joy displayed by the participants in the final showcase. The participants felt safe in an uninhibited expression of themselves and the people who came to watch the performance felt a genuine strength and connection between the participants. » Amelia Griffin

Lors de la présentation finale, les femmes étaient fières de présenter leur œuvre. De plus, les membres du personnel et les invités ont, par leur réaction et leurs commentaires, démontré une ouverture et un grand respect par rapport au travail qui a été réalisé avec les participantes et au travail de Tara Luz Danse.

Qu’est-ce que vous aimeriez suscitez auprès de votre public?

Le message que nous voulons laisser aux gens qui vont entendre parler de notre projet est que la danse contemporaine est une discipline qui est accessible à tous. Peu importe notre âge, nos expériences et notre culture, nous sommes tous des corps en mouvement. La danse nous permet de nous exprimer dans notre singularité, mais aussi d’entrer en contact avec l’autre de façon non-verbal.

« While seeing this project at face-value, one would think that there are a lot of differences between the members of Tara Luz Danse, and the participants at Wabano Centre for Aboriginal Health. What we experienced, and what we intend to display is that in fact our humanity was a great source of connection. Story-telling is important for people, and we hope that people who visit this project learn that difference of stories, and movement-based story-telling, can often lead to a common understanding of internal experience. Our humanity and ability to connect and share is important for building understanding and health, especially in a diverse community like Ottawa. » Amelia Griffin

De quelles façons est-ce que le projet a contribué à la communauté?

Le projet a eu un impact à deux niveaux. D’abord, il a fait du bien au corps et à l’esprit des participantes. Les ateliers en mouvement ont permis aux femmes de bouger de façon créative et surtout de participer à une activité physique adaptée aux capacités de chacune.

« The community who engaged in the project benefitted from the opportunity to move two times a week. One of the most important things for the people in the Senior’s Program at Wabano Centre for Aboriginal Health, as heard from M. Parent, is healthy movement. The Centre believes, as we do at Tara Luz Danse, that movement is an essential part of health and wellness. » Amelia Griffin

Puis, le projet a resserré les liens dans la communauté. La collaboration entre Tara Luz Danse et le Wabano Centre for Aboriginal Health fut l’occasion de créer des liens entre deux organismes dont la mission est différente. Ainsi, les échanges au cours du projet ont mené à de nouvelles idées pour le futur et à une meilleure connaissance de l’autre et de ses enjeux. Tara Luz Danse et le Wabano Centre for Aboriginal Health discutent présentement de possibilités de collaborations pour l’avenir. À titre d’exemple, le Centre aimerait mettre sur pied un projet intergénérationnel en danse. Cette initiative pourrait donc être une suite au projet Place d’Art et être une nouvelle opportunité de collaboration.

Selon vous, qu’est-ce que les participants ont appris de leur expérience?

“We feel that the participants learned that non-verbal communication is a part of our everyday lives, and a tool to use when words aren’t enough, or verbal language is a barrier. The group also took away the sense that gathering to dance together brings a great sense of support and community between those involved, as each person felt safe to be vulnerable and express their truth.

All of the participants experience dance as an integral part of their culture, but having the opportunity to create their own movements and choices within a structure allowed them to view dance in a new way, outside of the context of their culture’s specific dance movements. They all felt like this open platform allowed them to speak of their lives creatively – something that they didn’t believe was possible at first. It was very validating to the members of the dance creation that once they showed the final piece, that the people watching felt their stories. They each felt like their experience of life are worthy of recognition.” Amelia Griffin

Est-ce que les participants ont ressenti que ce que ce qui est disponible au niveau de l’art et de la culture est accessible au niveau physique, financier ou géographique? Est-ce que leur participation dans ce projet a eu un impact à ce niveau?

The participants benefit from great programming through Wabano that supports many aspects of health and wellness, and arts and culture. The participants don’t feel like they are at a lack of experiencing arts and culture. This particular project, however, brought them outside of seeing arts and culture solely from the perspective at Wabano, and gave them a fresh way to participate in the arts and culture in their larger community.” Amelia Griffin

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